Douleurs et paresthésies à l'interface main/guidon ?

Douleurs et paresthésies à l'interface main/guidon ?

Le cyclisme est un sport avec appui constant sur les mains.
Ces zones ne sont pas faites pour supporter du poids pendant de longues périodes, il n'y a pas, a ce niveau, contrairement aux pieds, de protection tissulaire suffisante pour permettre d'endurer des appuis prolongés. 

Il peut donc en résulter de nombreuses problématiques liées à ce manque d'adaptation. Douleurs compressives, fourmillements, perte de sensations etc qui peuvent avoir lieu pendant l'activité mais aussi perdurer à postériori.

L'une des plus rencontré par les cyclistes est la neuropathie ulnaire. Elle concerne la zone latérale de la main.

La neuropathie ulnaire est une neuropathie périphérique compressive courante, avec une incidence rapportée dans la population générale de 24,7 cas pour 100 000 personnes-années. 

La pratique du cyclisme sur route a été associée au développement de la neuropathie ulnaire en raison de la position atypique du cycliste : un corps supérieur fléchi vers l'avant avec les membres supérieurs fléchis et en appui sur le guidon, ce qui entraîne une transmission des forces vers la paume des mains sur le cintre. La pression la plus grande se retrouve avec les mains au creux du cintre et mains nues. 

Une étude prospective sur les cyclistes de longue distance a révélé que 70% des cyclistes ont connu des troubles moteurs et/ou sensoriels au cours d'une course de 4 jours et 600 km.

Les cyclistes présentants ce genre de trouble devraient etre évalués par un professionnel afin de connaitre l'histoire de ces troubles. Avec par exemple des antécédants au niveau de la clavicule, ou des problèmes cervicaux ou thoraciques on pourrait découvrir une pathologie sous jacente pouvant entrainer des troubles plus graves à long terme. 

Une fois le diagnostique plus sévère écarté, il va falloir se concentrer sur le matériel et la position du cycliste afin d'éviter ces surpression. 
Des chercheurs on montré que porter des gants avec des pads de 3mm d'épaisseur réduisait considérablement la pression. (Plus d'épaisseur ne serait pas plus bénéfique). 
De plus, une position plus adaptée permettrait de répartir au mieux les pressions sur les 5 points d'appuis et éviter que celle des mains soit prépondérante.
Le choix d'une guidoline plus épaisse. Voire doublée. 

 

 

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