Une étude de 2015 s’est donc demandé si ce sport asymétrique était à l’origine de modifications structurales comme peuvent l’être les autres disciplines asymétriques.
Ils ont donc relevé des données posturales statiques, dynamiques et de souplesse chez des cyclistes sur route, des vttistes et un groupe ne pratiquant pas ce sport.
Il en résulte que les cyclistes sur route auraient une plus grande cyphose thoracique en position debout par rapport aux autres groupes. Cela serait du au maintient prolongé de la position inclinée vers l’avant.
Ils auraient également une plus grande capacité à réaliser une flexion lombaire et à la maintenir.
Et dernier point, un très grand nombre de mouvements répétés dans cette position serait à l’origine d’adaptations tissulaires au niveau des muscles para vertébraux et ischios-jambiers qui auraient développés une souplesse supérieures aux autres individus.

Le cyclisme permettrait donc de développer la souplesse de notre chaîne musculaire postérieure, ainsi que nos capacités de mouvement du rachis vers l’avant en flexion. Quid de l’extension et de l’ouverture de hanche ?
Pour conclure on pourrait dire que ce développement peut être intéressant pour de nombreuses personnes mais qu’il faut arriver à charger progressivement les structures et donc faire évoluer la position petit à petit pour ne pas déclencher des douleurs trop précocement.
En opposition tous les cyclistes bénéficieraient sans doute de travail d’extension.
Muyor JM, Zabala M. Road Cycling and Mountain Biking Produces Adaptations on the Spine and Hamstring Extensibility. Int J Sports Med. 2016 Jan;37(1):43-9. doi: 10.1055/s-0035-1555861. Epub 2015 Oct 28. PMID: 26509372